Semaine culturelle autochtone
Projections-échanges avec le Wapikoni Mobile
Événement destiné à la communauté universitaire et au grand public
Cette activité a eu lieu le 30 mars en virtuel
Le Wapikoni mobile, organisme à but non lucratif offrant des studios ambulants de formation et de création audiovisuelle et musicale dédiés aux jeunes autochtones, a invité la communauté universitaire à célébrer la Journée nationale des langues autochtones. Visant à reconnaitre et à promouvoir la diversité des langues autochtones, cette Journée, soulignée le 31 mars, revêt une importance bien particulière cette année, puisqu’en 2022 s’amorce la Décennie internationale des langues autochtones de l’UNESCO.
Pour souligner cet événement, le visionnement d’une sélection de quatre courts-métrages sur les langues autochtones et les enjeux entourant leur transmission et leur réappropriation a été accompagné d’une présentation du travail du Wapikoni mobile et du témoignage de Kevin Papatie, réalisateur anicinape du court-métrage L’Amendement (Abinodjic madjinakini) présenté à cette occasion.
Courts-métrages présentés
- L’Amendement (Abinodjic madjinakini), réalisé par Kevin Papatie (2008)
- Tshima it, réalisé par Jani Bellefleur-Kaltush (2020)
- Innu-assit, réalisé par Jonathan Grégoire (2015)
- Ute Kanata (ici au Canada), réalisé par Virginie Michel (2015)
invités
- LUCILLE VEILLEUX, représentante du wapikoni mobile
Responsable de financement, partenariats et affaires corporatives à la Wapikoni mobile
Lucille Veilleux s’implique en production dès 1973, avant d’aller étudier le droit à l’Université Laval. Diplômée en 1978 et membre du Barreau en 1979, elle pratique pendant quelques années, principalement en droit d’auteur, avant de se consacrer entièrement au cinéma. Elle fonde Vent d’Est et y produit de premières œuvres et de nombreux longs métrages documentaires maintes fois primés, dont La turlute des années dures (Meilleur long métrage québécois 1983) et La guerre oubliée ; ces films sur la résilience des Québécoises et Québécois durant la crise des années 30 et au cours de la Première Guerre mondiale font maintenant partie du patrimoine cinématographique et viennent d’être restaurés pour assurer leur pérennité et toucher de nouveaux publics.
En 1987, elle devient directrice générale adjointe du Programme français de l’ONF où elle met en place différentes initiatives, dont un programme de formation cinématographique pour les femmes et pour les Autochtones. En 1999, elle se joint à la SODEC et est nommée directrice générale du cinéma et de la télévision. Depuis près de 16 ans, elle met sa vaste expérience en financement, affaires corporatives et développement des partenariats au service du Wapikoni mobile et de Musique nomade. En 2015, la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse lui remet un prix Hommage pour son engagement envers la justice sociale et la promotion des droits des Autochtones. En 2019, elle est honorée au gala Femmes du cinéma et, en 2021, l’Université Laval lui décerne le titre de Remarquable Grande diplômée pour l’ensemble de sa carrière et son parcours exceptionnel.




