Accueillir un nouveau-né au Québec durant la COVID-19 : le soutien reçu fait la différence
La professeure Francine de Montigny, du Département des sciences infirmières, présente les résultats préliminaires du volet québécois du projet international COCON-Accueil d’un nouveau-né. Cette vaste étude s’intéresse à la santé mentale des futurs et nouveaux parents qui composent avec des changements importants dans les services de santé et un accès restreint à leur réseau de soutien.
Membre du comité de direction de l’International Stillbirth Alliance, la professeure de Montigny a contribué au projet en interviewant des familles québécoises qui ont accueilli un nouveau-né en pleine pandémie de la COVID-19 et le confinement.
« Le soutien reçu fait toute la différence, autant au plan de la santé mentale, de la satisfaction à l’égard de la vie et de son couple que du sentiment de compétence comme parent. Mieux comprendre les effets des mesures de santé publiques et de leur application sur le bien-être des parents à court et moyen terme, ainsi que sur leur relation avec l’enfant nous donne des pistes concrètes pour mieux les accompagner pendant les prochains mois de la pandémie. »
-- La professeure Francine de Montigny
Lisez l'article du Droit du 30 novembre 2020
« Près de 400 parents ont répondu aux deux volets de l’étude, soit durant la grossesse et après la naissance de l’enfant. Déjà, on constate que la santé mentale des futurs et nouveaux parents est fragile : plusieurs présentent des symptômes de dépression, de l’anxiété, un stress élevé, du stress post-traumatique. Bien qu’ils soient majoritairement satisfaits des soins reçus, ils déplorent toutefois l’exclusion du père lors des échographies, et l’incertitude par rapport à sa présence lors de la naissance », explique Francine de Montigny, qui est également titulaire de la Chaire de recherche sur la santé psychosociale des familles et responsable du Centre d’études et de recherche en intervention familiale (CERIF).
« L’impossibilité d’être accompagnée lors de suivis de grossesses avec ou sans complications, la diminution du nombre de suivis de grossesses, ainsi que les changements constants dans les protocoles, qui rendent difficile de savoir à quoi s’attendre, contribuent à un niveau de stress maternel élevé. Le soutien reçu fait toute la différence, autant au plan de la santé mentale, de la satisfaction à l’égard de la vie et de son couple que du sentiment de compétence comme parent. Mieux comprendre les effets des mesures de santé publiques et de leur application sur le bien-être des parents à court et moyen terme, ainsi que sur leur relation avec l’enfant nous donne des pistes concrètes pour mieux les accompagner pendant les prochains mois de la pandémie », ajoute la professeure de Montigny.
L’étude COCOON réunit des chercheurs de plus de 17 pays, dont l’Australie, le Royaume Unis, l’Irlande, l’Allemagne, la Nouvelle Zélande, le Canada, desquels certains, comme l’Italie, l’Espagne, le Brésil et les États-Unis ont été gravement touchés par la pandémie de la COVID-19.
La participation aux deux volets du projet est toujours possible. COCON-ACCUEIL D’UN NOUVEAU-NÉ est disponible en ligne. L’équipe souhaite recruter plus de 1000 futurs et nouveaux parents. Pour informations : cocon@uqo.ca
À propos du CERIF
Situé à l’UQO, le Centre d’études et de recherche en intervention familiale (CERIF) a pour mission d’améliorer la qualité de vie des familles en collaborant avec les milieux partenaires. Les recherches du CERIF visent à mieux comprendre l’expérience de santé des familles afin de développer, implanter et évaluer des programmes et des pratiques novatrices de prévention et de promotion de la santé psychosociale des familles.
À propos de l’International Stillbirth Alliance (ISA)
Avec l’Organisation mondiale de la santé et UNICEF, ISA unit ses efforts pour la prévention mondiale des décès périnataux et le soutien des parents, familles et intervenants.
Le 25 novembre 2020




