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Inconduite sexuelle féminine: une étude de la professeure Geneviève Parent

 

Une étude réalisée par la professeure Geneviève Parent, du Département de psychoéducation et de psychologie, indique que quatre Québécoises sur 10 auraient déjà essayé de contraindre un homme à avoir des contacts sexuels au moins une fois au cours de leur vie. En plus de son étude, la professeure Parent et son collègue, Massil Benbouriche, a coédité un numéro thématique sur la coerctition sexcuelle dans la population générale.

 

Cette recherche, qui se penche sur un phénomène peu étudié, a retenu l’attention des médias et la professeure Parent a donné plusieurs entrevues dans la journée du mardi 27 mars 2018.

« Les résultats de note étude soulignent que nous sommes encore bien loin de bien comprendre et d’expliquer le recours à la coercition sexuelle chez les femmes et que d’autres études sont nécessaires », explique la professeure Parent.

Geneviève Parent a notamment été citée dans Le Devoir, en plus d’accorder des entrevues radiophoniques à l’émission Que l’Outaouais se lève de Michel Lapointe, au 104,7 FM en Outaouais, à l’émission Puisqu’il faut se lever de Paul Arcand, au 98,5 FM à Montréal et à l’émission Midi Plus de Robert Pilote, au 106,9 FM en Mauricie. Elle a également été interviewée par l’émission de télévision Salut Bonjour à TVA.

Le pourcentage de 41 % de femmes que Geneviève Parent a constaté dans le cadre de ses recherches est un peu plus élevés que les rares autres études qui ont examiné le phénomène de la violence sexuelle au féminin, note l’article du Devoir. Dans les autres études, les pourcentages varient généralement entre 10% et 30%. La nature des questions posées peut, en partie, expliquer cette disparité.

Ce chiffre peut également surprendre car dans « l’imaginaire collectif, les représentations sociales relatives aux caractéristiques et traits des femmes ne sont pas compatibles avec les violences sexuelles. Elles sont perçues comme douces, protectrices et on ne leur attribue généralement pas d’agressivité ou de désirs sexuels ardents. »

La professeure Parent a sondé 274 femmes dans le milieu universitaire. Le tiers des femmes ont affirmé avoir utilisé des stratégies de séduction insistante, continuant de toucher ou de caresser la personne malgré un refus.

La manipulation est également utilisée par les femmes, selon l’étude. Toutefois, moins de 7% des femmes ont rapporté avoir utiliser l’intoxication (profiter d’une personne intoxiquée ou volontairement intoxiquée une personne) et aucune femme n’a rapporté avoir utiliser la violence physique.

L’étude de Geneviève Parent s’inspire notamment d’une autre étude réalisée par une chercheuse américaine. Elle voit sa recherche comme un premier pas qui vise à comprendre le phénomène de l’inconduite sexuelle au féminin qui a très peu été étudié.  Les résultats ont été publiés par la Revue Sexologies.

Article de la professeure Parent

Éditorial du numéro thématique de la Revue Sexologies

La professeure Parent est à l’UQO depuis décembre 2017. Elle est également professeure associée à l’École de criminologie de l’Université de Montréal, chercheure régulière à l’Institut universitaire Jeunes en difficulté, CIUSSS Centre-Sud-de-L’Île-de-Montréal, et chercheure régulière à l’Institut Philippe-Pinel de Montréal.


Photo de Geneviève Parent : Centre jeunesse de Montréal Institut universitaire


Lisez l’article du Devoir

Entrevue à l’émission Que l’Outaouais se lève du 27 mars 2018

Entrevue à l’émission Puisqu’il faut se lever du 27 mars 2018

Entrevue à l'émission Sur le vif du 28 mars 2018

 

Le 27 mars 2018