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Annie Bérubé obtient 1,4M$ pour un projet sur la sensibilité parentale et l’intelligence artificielle

L’Université du Québec en Outaouais (UQO) est fière de souligner l’octroi d’un financement de 1 445 748 $ par la Fondation canadienne pour l’innovation (FCI) et le ministère de l’Économie, de l’Innovation et de l’Énergie (MEIE) au projet Horizon de la professeure Annie Bérubé, du Département de psychoéducation et de psychologie. Ce projet permettra la création, à Gatineau, d’un centre de recherche dédié à la sensibilité parentale, qui misera sur l’intelligence artificielle pour mieux comprendre les interactions entre parents et enfants et soutenir le développement des jeunes.
 

La sensibilité parentale, soit la capacité d’un parent à reconnaître, comprendre et répondre adéquatement aux besoins de son enfant, joue un rôle central dans son développement affectif et cognitif. Le projet Horizon vise à mieux comprendre ce phénomène en combinant des approches issues de la psychologie, des neurosciences et de l’intelligence artificielle.

« Ce projet nous permettra de franchir une étape déterminante dans l’analyse de la sensibilité parentale. En combinant intelligence artificielle et observations multimodales, nous pourrons explorer avec une plus grande précision les mécanismes qui sous-tendent les interactions parent-enfant », souligne la professeure Annie Bérubé.

 

La professeure Annie Bérubé, du Département de psychoéducation et de psychologie, a reçu un important appui de la Fondation canadienne de l'Innovation (FCI) et le ministère de l’Économie, de l’Innovation et de l’Énergie (MEIE)


Le projet repose sur deux axes de recherche novateurs. D’une part, l’équipe développera des outils d’intelligence artificielle capables d’analyser des interactions filmées afin de mieux comprendre les mécanismes liés à la sensibilité parentale. D’autre part, un environnement d’observation avancé permettra de recueillir des données variées auprès de parents et d’enfants, telles que les comportements, les expressions faciales, le rythme cardiaque, l’activité cérébrale et le suivi oculaire. Le centre sera également ouvert à la communauté et permettra la participation de familles, afin de soutenir la collecte de données en contexte réel. Le croisement de ces informations offrira une compréhension plus fine et nuancée des relations parentales.

En combinant ces approches, le projet contribuera à maintenir le Canada au premier plan de la recherche sur la sensibilité parentale.

Pour la rectrice de l’UQO, Murielle Laberge : « La santé globale des jeunes nous rappelle à quel point les premières relations sont déterminantes dans le développement. Les liens d’attachement sécurisant permettent aux enfants de grandir, de développer leurs compétences et de s’épanouir vers plus d’autonomie. Cet attachement affectif constitue le fondement même du développement humain, et c’est pourquoi un projet de recherche comme celui-ci est si important. »
 

 

Le centre de recherche, qui sera situé au pavillon Alexandre-Taché, réunira une équipe multidisciplinaire provenant de plusieurs universités canadiennes, dont l’Université Laval, l’Université d’Ottawa, l’Université de Montréal et l’Institut national de la recherche scientifique.

Par cette initiative, l’UQO confirme son engagement à soutenir des infrastructures de recherche d’envergure et à contribuer au développement de connaissances ayant des retombées concrètes sur le bien-être des personnes et des collectivités.

L’équipe de recherche

L’équipe se compose de scientifiques, dont plusieurs de l’UQO, qui possèdent une expertise de pointe en observation des interactions parents-enfants (Annie Bérubé, Jean-François Bureau, Karine Gagné, Claudine Jacques, Sébastien Normand, George Tarabulsy), en cognition sociale (Caroline Blais et Daniel Fiset) et en intelligence artificielle (Anderson Avila et Mohand Saïd Allili).


 

Le 6 mai 2026