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Des étudiants de l’UQO jouent le rôle des chefs lors d’une répétition du débat

 

Quatre étudiants de l’UQO ont vécu toute une expérience le 7 septembre 2021 lors d’une simulation d’un débat des chefs organisé par un consortium de médias, incluant la télé de Radio-Canada, la chaîne Noovo, La Presse, Le Devoir et la Coopérative de l'information.

 

Animée par Patrice Roy d'ICI Radio-Canada, le débat des chefs fédéraux s’est tenu le mercredi 8 septembre, au Musée canadien de l’histoire, à Gatineau. Le jour avant le débat télédiffusé, Radio-Canada a organisé une simulation qui a servi de répétition générale au combat des chefs.

À l’invitation du consortium, les étudiants de l’UQO se sont donc prêtés au jeu, se glissant dans la peau des leaders fédéraux. Les participants devaient être doublement vaccinés et connaître les grandes lignes du parti de chacun des chefs.

Madeleine Lefebvre, étudiante au doctorat en sciences sociales appliquées, Christian Lacelle, étudiant à la maîtrise en développement international (macroéconomie), Louis-Maxime Joly, étudiant au doctorat en sciences sociales appliquées et Jérémy Plamondon, étudiant en sciences sociales.

 

Les quatre étudiants de l'UQO qui ont participé à la simulation du débat des chefs, au Musée canadien de l'Histoire, le 8 septembre dernier, sur le plateau avec l'animateur Patrice Roy, de Radio-Canada. Deuxième photo, de gauche à droite, Madeleine Lefebvre, Christian Lacelle, Louis-Maxime Joly et Jérémy Plamondon


Madeleine Lefebvre a trouvé l’expérience superbe. « Ça requérait une bonne préparation qui m’a forcée à suivre la campagne fédérale plus assidûment que d’ordinaire. Ça m’a montré à quel point les chefs doivent connaître un vaste éventail de dossiers et maîtriser habilement des phrases passe-partout pour se sortir de certaines impasses. Un bel exercice de rhétorique! Mais c’est surtout l’expérience du plateau télévisuel que j’ai appréciée. On aura beau dire ce que l’on voudra, les journalistes sont hyper professionnels et travaillent d’arrache-pied pour permettre aux citoyens d’avoir l’information la plus juste et claire possible… malgré les passe-partout des politiciens! »

Christian Lacelle a, lui aussi, été impressionné par le niveau de préparation requis pour présenter un débat. « Quand tu vois ça à la télé, tu ne réalises pas tout le personnel derrière tout ça, tout l’effort qui est fait avant. »

Pour cette simulation, Christian Lacelle jouait le rôle du chef conservateur Erin O’Toole, « Celui qui ressemble plus à mon âge », explique-t-il en riant.

Il par ailleurs trouvé difficile de répondre aux questions en regardant la caméra et non pas une personne directement dans les yeux. Il dit avoir patiné en tentant de répondre aux questions, le tout sous la pression des caméras. Mais lui et Madeleine Lefebvre estiment qu’ils ont sans doute répondu davantage aux questions que les vrais candidats.

Christian Lacelle affirme qu’il a adoré l’expérience, mais que celle-ci lui a confirmé que la politique n’est pas pour lui. « De ne pas pouvoir parler et de donner vraiment ta réponse, le fond de ta pensée, d’obliger de demeurer dans un programme de parti, ce n’est pas pour moi. »

« Cet expérience nous a permis de vraiment voir tout ce qui est mobilisé dans l'organisation d'un débat en politique fédéral, affirme pour sa part Jérémy Plamondon. Ça nous a sorti de notre zone de confort dans le bon sens du terme et nous a fait rencontrer des journalistes que nous suivons sur une base presque quotidienne. »

Louis-Maxime Joly, qui a joué le rôle du leader du NPD, Jagmeet Singh, a quant à lui trouvé le format de la réponse de 45 secondes difficile, ce qui force les politiciens à sortir leur cassette. Il a voulu répondre rapidement en un court laps de temps et selon lui, le format et la structure même du débat force les politiciens à sortir leurs messages déjà préparés.

« Ça bougeait beaucoup, dit-il. On était tout le temps face à ces 45 secondes et on se rend compte à quel point ce n’est pas beaucoup de temps pour répondre. On comprend assez bien que dans cet espace-là et ce jeu-là, on ne peut pas sortir de véritable débat. »

Il a pu constater aussi qu’il n’est pas évident d’avoir le poids des caméras constamment sur soi et il a aimé découvrir ce qui se passe ‘derrière le rideau’.

Louis-Maxime Joly a dit être impressionné par Madeleine Lefebvre, qui jouait le rôle du libéral Justin Trudeau, et qui a pu sortir des réponses courtes. « Je lui lève mon chapeau. »

 

Le 9 septembre 2021