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COVID-19 : La professeure Grenier collabore à une étude sur l’impact sur les étudiants et les employés du Réseau UQ

 

La professeure Josée Grenier du Département de travail social au campus de Saint-Jérôme, fait partie d’une équipe de chercheurs de plusieurs universités qui s’est penché sur l’impact de la COVID-19 et du confinement sur les étudiant(e)s, ainsi que sur les employé(e)s des établissements du Réseau des universités du Québec (UQ).

 

Au mois de mars dernier, la vie de milliers d’étudiants et d’employés a été bouleversée par la fermeture soudaine des universités québécoises. Les cours en présence ont fait place aux prestations en virtuel afin de terminer coute que coute le trimestre d’hiver. Tous les membres des communautés universitaires ont dû rapidement s’adapter à cette nouvelle réalité.

 

Article du Journal Le Nord - 3 novembre 2020

La professeure Josée Grenier, du Département de travail social au campus de Saint-Jérôme


Les résultats de la phase 1 de l’étude confirment que la pandémie constitue une source de stress non négligeable pour les populations universitaires. Cet événement, qualifié de stressant par 89 % des répondants, est associé à diverses peurs, dont la principale est celle de voir un proche contaminé (77 %). L’étude indique également que 60 % des répondants présentent au moins un des problèmes de santé psychologique investigué. En effet, il importe de souligner que 47 % des répondants vivent d’importantes manifestations dépressives, 45 % de l’anxiété et 42 % vivent de la détresse psychologique. Enfin et non le moindre, 30 % des répondants ont vécu d’importants symptômes de stress post-traumatiques.

« L’ensemble de la communauté universitaire est affectée par la pandémie. Les étudiant.e.s. et les parents avec de jeunes enfants semblent les plus éprouvées. Dans cette épreuve, selon ce qui est rapporté, les liens sociaux sont source de protection et je nous invite à demeurer particulièrement sensible à autrui », affirme Josée Grenier.

L’étude a été initiée par Christiane Bergeron-Leclerc, Danielle Maltais, Jacques Cherblanc, Ève Pouliot et Jacinthe Dion, professeurs à l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC). Un sondage a été mené en avril et mai 2020, auprès de 2 754 étudiants et employés du réseau des Universités du Québec.

En plus de la professeure Grenier de l’UQO, neuf autres collaboratrices et collaborateurs ont fait partie de l’équipe : Myriam Dubé (UQAM), Anne Renée Gravel (TÉLUQ), Oscar Labra (UQAT), Lara Maillet (ÉNAP), Andrée-Anne Marchand (UQTR) Marie-Hélène Morin (UQAR), Claudiane Ouellet-Plamondon (ÉTS), Cathy Vaillancourt (INRS), Marie-Pier Vaillancourt-Morel (UQTR).

Ces 15 chercheurs possèdent des expertises dans les domaines de la santé physique, psychologique, sociale et spirituelle, et elle a été épaulée d’étudiants au baccalauréat et à la maîtrise.  

En plus de bénéficier d’un soutien institutionnel, l’équipe a pu compter sur des appuis financiers du Centre intersectoriel en santé durable de l’UQAC, de la Fédération québécoise des professeures et des professeurs d’université et de l’Université du Québec à Chicoutimi.

Selon l’étude, la vulnérabilité psychologique observée durant la pandémie est plus importante chez les étudiants que les employés. Les étudiants rapportent vivre davantage de manifestations anxieuses, dépressives, de détresse psychologique et de stress post-traumatique que les employés.

La conciliation est également difficile pour plusieurs des parents interrogés, particulièrement chez ceux ayant des enfants âgés de 0 à 11 ans. 92,5 % de ceux-ci s’imposent de la pression dans la façon dont ils prennent soin de leurs enfants et ils sont nombreux (69 %) à estimer que les exigences de leur travail se répercutent sur leur vie familiale. 

Malgré ce portrait un peu sombre, l’étude a aussi permis de mettre en évidence le rôle de protection de certains facteurs. Le niveau de soutien social, de même que la satisfaction à l’égard de ce soutien ont pour effet d’alléger la détresse ressentie. Il en va de même pour la qualité de la vie spirituelle, même si elle est dans l’ensemble très faible, affecte favorablement la santé globale des répondants.

La phase 2 de l’étude qui s’amorce le 9 novembre permettra de suivre l’évolution de l’état de santé de ces étudiants et employés universitaires.

 

 

Consultez les résultats de l'étude

 

Le 2 novembre 2020