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Marie-Ève Clément contribue à une étude majeure sur la maltraitance des enfants au Québec

 

La professeure Marie-Ève Clément, titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur la violence faite aux enfants, a travaillé sur l’étude sur la maltraitance des enfants au Québec que vient de publier l’Observatoire des tout-petits (OTP), le mercredi 31 mai 2017.

 

Financé par la Fondation Chagnon, l’Observatoire des tout-petits (OTP) rend publique cette étude qui indique notamment que les cas de maltraitance chez les très jeunes enfants ont augmenté au Québec. Les services de protection de la jeunesse rapportent une hausse des signalements des cas retenus sur des enfants de 5 ans et moins.

De 2015-2016, 7 700 signalements ont été jugés fondés chez les tout-petits de 5 ans ou moins par les directeurs de la protection de la jeunesse (DPJ), c'est-à-dire environ 20 nouvelles situations de maltraitance chaque jour. Le taux de signalements jugés fondés a augmenté de 27 % depuis 2007-2008.

La professeure Marie-Ève Clément, titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur la violence faite aux enfants.


La professeure Clément et son équipe du Département de psychoéducation et de psychologie au campus de Saint-Jérôme ont travaillé sur le document d’analyse scientifique qui forme la base de l’étude publiée par l’Observatoire des tout-petits.

« Il s’agit de la première analyse du genre au Québec sur la situation des tout-petits, souligne Marie-Ève Clément. Les données des services de protection de la jeunesse sont préoccupantes. Sachant l’importance des impacts négatifs que la maltraitance peut avoir, surtout chez la population des jeunes enfants les plus vulnérables en raison de leur âge, ces données soulignent l’importance de se mobiliser collectivement pour aider les familles. Le rapport de l’Observatoire propose des pistes de solutions à cet effet. »

 

 

Le dossier de l'Observatoire démontre toutefois qu'il existe des solutions collectives afin de prévenir la maltraitance à l'égard des tout-petits du Québec.

« Il sera important de suivre la situation des tout-petits dans les années à venir et des solutions mises en place pour aides les familles. Ces solutions interpellent tant les ministres, les gestionnaires, les intervenants que les citoyens eux-mêmes », explique la professeure Clément.

 

L’étude sur la violence et maltraitance des tout-petits québécois

Vidéo de l'Observatoire des tout-petits