L’émission En ligne parle des recherches en santé mentale et la réalité virtuelle à l’UQO
Animée par l’humoriste Mehdi Bousaidan, l’émission En ligne à Télé-Québec s’intéresse à l’univers du numérique et se met à la recherche de conseils pratiques et de notions essentielles pour adopter de bonnes pratiques en ligne. Dans l’épisode intitulé Santé mentale et numérique, l’animateur confronte les mythes sur la santé mentale et le numérique. Plus précisément, il s’est penché sur le phénomène de l’image corporelle et sur le traitement des distorsions liées à l’image corporelle à l’aide de la réalité virtuelle en interrogeant deux chercheures au Laboratoire de cyberpsychologie à l’UQO.
Giulia Corno, docteur en psychologie, stagiaire postdoctorale, à l’UQO au moment de l’enregistrement et présentement à l’Unité de recherche Loricorps du CR-IUSMM, et coordonnatrice des activités du Laboratoire de Cyberpsychologie de l’UQO, et Amélia Paquette, étudiante au doctorat en psychologie, sont interviewées dans le cadre de ce reportage.
Giulia Corno se spécialise dans l’utilisation des nouvelles technologies dans le domaine de la psychologie clinique, de la santé et de la psychologie positive. Amélia Paquette est quant à elle étudiante au doctorat en psychologie et assistante de recherche au Laboratoire de cyberpsychologie. Elle s’intéresse à l’utilisation de la réalité virtuelle dans le traitement des distorsions de l’image corporelle, des troubles du comportement alimentaire et des troubles anxieux.




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L’épisode se penche notamment sur l’influence et l’impact des réseaux sociaux sur la santé mentale. Plus précisément, la première partie du reportage est dédiée à l’image corporelle.
Giulia Corno a été questionnée à ce sujet.
Il y a toujours eu un idéal de beauté dans la société, explique Giulia Corno, en entrevue. Cet idéal a changé pendant le temps. Elle donne l’exemple des corps féminins avec plus de rondeurs qui étaient idéalisés à l’époque de la Renaissance, comme on peut le voir dans les grands tableaux, comme La Vénus, de Boticelli. On voit l’idéal du corps féminin changer pendant le XXe siècle : du corps mince, mais en forme de sablier de Marilyn Monroe à la minceur prononcée de la mannequin Twiggy. C’est à partir des années ’90 que la minceur est devenue synonyme de beauté. L’image corporelle change aussi selon les cultures, note Giulia Corno.
En Ligne présente aussi un projet de recherche, le Programme Touch, que le Laboratoire de cyberpsychologie amène en collaboration avec l’Universitat de Valencia en Espagne. Ce programme vise à aider les filles et les femmes à prendre conscience des problématiques en lien avec l’image corporelle et avoir une représentation plus réaliste de la taille et de la forme de leur corps.
L’objectif à long terme est d’intégrer le programme Touch dans le cadre des interventions cliniques auprès de femmes qui vivent des difficultés avec leur image corporelle.
Le 20 février 2023