Félix Mathieu conférencier au Sommet québécois pour l’état de droit
Le professeur Félix Mathieu, du Département de droit, était en bonne compagnie le 8 septembre dernier, au Palais des congrès de Montréal à l’occasion du Sommet québécois pour l’état de droit.
Constitutionnaliste et politologue, il a notamment participé à un panel de discussion en compagnie de la journaliste, autrice et chroniqueuse politique, Chantal Hébert. Organisé par le Barreau du Québec, l’évènement a permis d’échanger sur l’état de droit, de ses enjeux et de son rôle fondamental dans notre démocratie.
Plusieurs autres personnalités connues ont participé à l’événement, dont l’animateur Paul Arcand, le président-fondateur de la firme de sondage Léger, Jean-Marc Léger, l’ancien président du mouvement Desjardins, Guy Cormier, et le journaliste à la revue The Atlantic et ancien rédacteur de discours du président George W. Bush, David Frum.
Félix Mathieu a voulu jeter « un regarde lucide sur les fragilités de nos institutions ». Il a souligné l’importance de nos institutions démocratiques en ces temps incertains et a fait un appel à la vigilance.
« La santé de nos institutions et de notre démocratie doit reposer sur une sorte de ‘plébiscite de tous les jours’. La participation citoyenne doit être continue, multiforme et critique », résume-t-il.
Dans un deuxième temps, il a abordé l’utilisation de plus en plus normalisée de la clause dérogatoire. « Utiliser cette clause n’est pas un problème en soi, selon moi. Par contre, il ne faut pas minimiser le fait que cette « disposition de souveraineté parlementaire », comme certains aiment l’appeler, revient tout de même à limiter l’exercice de droits fondamentaux. C’est donc très sérieux. J’en appelle ainsi aux partis politiques afin qu’ils prennent l’engagement, s’ils accèdent au pouvoir et invoquent la clause dérogatoire, qu’ils le fassent ‘à visière relevée’. »
(Photos: gracieuseté du Barreau du Québec)
Le 9 septembre 2026