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Ann Lévesque, nouvelle diplômée au doctorat en sciences humaines et sociales de l’environnement

 

Ann Lévesque, de Gatineau, est devenue la nouvelle diplômée au doctorat en sciences humaines et sociales de l’environnement lorsqu’elle a soutenu avec succès (avec la mention d’excellence) sa thèse, le 9 septembre 2023, à l’Institut des sciences de la forêt tempérée (ISFORT) de l’UQO, à Ripon.

 

La thèse de madame Lévesque s’intitule L’analyse des processus de cadrage d’un conflit de conservation : un regard pluriel sur la cohabitation des usages au lac Saint-Pierre.

La nouvelle diplômée au doctorat en sciences humaines et sociales de l’environnement, Ann Lévesque, au centre, en compagnie de son directeur de thèse, le professeur Jérôme Dupras, et de Martine Nadon, vice-doyenne des études à l'UQO.


 

La thèse se résume comme suit : « Cette thèse a pour objectif de mettre en lumière le potentiel et les limites du cadrage scientifique d’un problème multifactoriel à travers le spectre du pluralisme épistémologique. Le cadrage réfère à l’action de définir et de circonscrire un problème afin de proposer des solutions réalistes et mesurables pour le traiter. Sans vouloir remettre en cause les consensus scientifiques, cette thèse s'interroge sur le rôle de la science pour soutenir la mise en place de politiques publiques en environnement. Par leur complexité, les problèmes environnementaux d’aujourd’hui nécessitent non seulement l’apport des scientifiques, mais aussi l’intégration de différents systèmes de connaissance et des préoccupations citoyennes pour raffiner notre compréhension du problème et réfléchir collectivement sur les stratégies possibles pour l’aborder. Par l’entremise d’une approche méthodologique mixte, cette thèse se concentre sur une étude de cas portant sur les enjeux de cohabitation agriculture-faune au lac Saint-Pierre (Québec, Canada), un secteur fortement anthropisé. Les résultats de cette thèse montrent l’utilité du cadrage scientifique pour engendrer des actions à l’échelle politique, mais aussi les effets qu’un tel cadrage génère sur les discours et les dynamiques sociales. Cette thèse démontre la pertinence du pluralisme épistémologique pour analyser un problème multifactoriel, où diverses tensions sont présentes au sein d’une collectivité. Celui-ci permet notamment de rendre légitimes les différentes compréhensions d’un problème, de sensibiliser les parties prenantes sur les réalités de chacun, d’identifier une gamme d’options possibles pour atteindre des gains environnementaux et soutenir l’atteinte d’une meilleure équité entre les parties. »

Les recherches doctorales de madame Lévesque ont été codirigées par le professeur Jérôme Dupras de l’ISFORT et titulaire de la Chaire de recherche du Canada en économie écologique ainsi que par le professeur Jean-François Bissonnette de l’Université Laval.

Le jury était présidé par Katrine Turgeon (UQO) et les membres du jury étaient Jérôme Dupras (UQO), Guy Chiasson (UQO), Jean-François Bissonnette (ULaval) et Nathalie Lewis (UQAR). La soutenance de madame Lévesque s’est déroulée sous la supervision de la Vice-Doyenne des études de l’UQO, Martine Nadon.

L’UQO félicite Ann Lévesque !

 

 

Le 13 septembre 2023