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Une étudiante de l’UQO publie dans la revue Progrès Forestier

 

 

Anne-Marie Blanchette, une étudiante au baccalauréat en écologie et environnement, a reçu toute une récompense pour un travail réalisé pour sa session d’automne : le fruit de ses recherches a été publié dans Progrès Forestier, une prestigieuse revue de vulgarisation pour les scientifiques de la forêt au Québec.
 

Intitulé Utiliser l’écologie pour atteindre nos objectifs de conservation, l’article cosigné avec Sylvain Delagrange, professeur et chercheur à l’Institut des sciences de la forêt tempérée (ISFORT-UQO), est publié dans l’édition hiver 2023 de la revue.
 

Anne-Marie Blanchette, étudiante au baccalauréat en écologie et environnement à l'UQO

 

 

Pour lire l'article dans la revue Progrès Forestier

 

« Je suis très fière d’avoir publié mon premier article de vulgarisation scientifique dans le cadre de mon baccalauréat à l’UQO, affirme Anne-Marie Blanchette. Étant en train de finir ma dernière année de cours, cet accomplissement clôt mon parcours tout en beauté ! Je remercie aussi deux de mes professeurs, soit Sylvain Delagrange, pour avoir révisé le texte, ainsi que Philippe Nolet, pour m’avoir encouragée à publier. »

L’article dresse entre autres un portrait des aires protégées au Québec et souligne leur importance pour préserver la biodiversité.

En décembre 2020, le gouvernement du Québec a déclaré avoir atteint l’objectif de conserver 17 % de son territoire en aires protégées terrestres. Bien que cette annonce devrait être positive, celle-ci soulève de nombreux questionnements, notamment sur la localisation nordique des nouvelles aires déclarées ou sur la difficulté de protéger la biodiversité là où elle se trouve vraiment; dans le sud du Québec. Suite à ces constats, nous discutons de l’importance d’utiliser l’écologie comme guide de référence à l’atteinte des objectifs de conservation, écrit Anne-Marie Blanchette.

Sous la pression grandissante des changements climatiques et des activités humaines qui ne cessent de perturber les différents écosystèmes, la conservation des milieux naturels est devenue d’une importance primordiale pour assurer la pérennité d’une vie diversifiée sur Terre, explique l’étudiante.

Le portrait actuel de la biodiversité au Québec est toutefois incomplet et avec un nouvel objectif de 30 % du territoire Québécois protégé en 2030, il existe une opportunité de rectifier la situation et de combler le manque de représentativité dans le sud de la province.

En conclusion, en plus des aspects écologiques mentionnés, la gestion efficace et équitable de la biodiversité, et donc des aires protégées, est de plus en plus reconnue comme un critère important dans le choix des zones de protection. Cette vision ouvre d’ailleurs la porte à la considération d’autres mesures de conservation efficace pour maintenir une biodiversité élevée localement. L’IUCN (Union Internationale pour la conservation de la nature) se penche actuellement sur la définition de ces outils qui pourraient offrir des opportunités additionnelles de création de territoires protégés. Par exemple, au Québec, une partie de la gestion des aires protégées pourrait être cédée aux Premières Nations.

 

Le 17 février 2023