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UQO : le congrès en santé mentale du CISSSO attire plus de 200 personnes

 

L’Université du Québec en Outaouais a accueilli pour la toute première fois le Congrès en santé mentale du CISSS de l’Outaouais, une 14e édition qui a attiré plus de 200 personnes de plusieurs horizons au pavillon Alexandre-Taché à Gatineau, les 26 et 27 octobre 2023.
 

Le congrès a notamment accueilli le chanteur Corneille, le 27 octobre en début de journée, qui a prononcé une conférence sur la diversité, le vivre ensemble, la résilience et le bonheur.

Présidé par le professeur Pablo Madriaza, du Département de travail social à l’UQO, cette édition avait pour thème un sujet d’actualité : De la polarisation à l’inclusion sociale : transformer l’inquiétude en compréhension.
 

Entrevue du professeur Pablo Madriaza à Radio-Canada Ottawa-Gatineau

Après une pause de quatre ans, le CISSS de l’Outaouais renouait avec la présentation d’un congrès en santé mentale, cette fois-ci en collaboration avec l’UQO.

« Ce congrès revêt une signification toute particulière en raison de l’étroite collaboration qui lie notre institution universitaire au CISSS de l’Outaouais, et nous espérons que cette association se renforcera au fil du temps, a dit la rectrice de l’UQO, Murielle Laberge, dans son allocution de bienvenue. Nous nous réunissons aujourd’hui pour discuter d’une question brûlante de notre époque : la polarisation sociale. C’est un phénomène qui repose sur la pensée binaire du ‘nous contre eux’. C’est aussi une construction mentale qui résume la réalité en classifiant les individus et les groupes aux extrémités d’un continuum de position occultant les nuances. Pour lutter contre la polarisation, nous devons comprendre les mécanismes complexes qui sous-tendent cette dynamique. »

L’université est un acteur clé dans la compréhension et la prévention de la polarisation, a ajouté la rectrice.

 


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La 14e édition du Congrès en santé mentale du CISSS de l'Outaouais a attiré plus de 200 participantes et participants à l'UQO, les 26 et 27 octobre, des gens de plusieurs horizons.


 

Voir la programmation
 

Cette 14e édition se voulait plus ouverte et inclusive que jamais, a souligné pour sa part le professeur Madriaza. Auparavant surtout destiné aux cliniciens qui œuvrent en santé mentale, le congrès de cette année s’ouvre à l’ensemble des travailleurs de la santé et des services sociaux, mais aussi à nos partenaires tel que les organismes communautaires, le milieu de l’éducation et les services de police de l’Outaouais.  

« C’est avec fierté que nous pouvons affirmer que cette 14e édition est l’une des plus inclusives, a dit Pablo Madriaza. Au nom du CISSS de l’Outaouais, en particulier du comité organisateur, je tiens à remercier l’Université du Québec en Outaouais de nous accueillir ici aujourd’hui. C’est la première fois que l’évènement se tient à l’UQO et cela revêt une grande importance. En effet, quel meilleur lieu que l’université pour un congrès comme le nôtre, un lieu de savoir et d’ouverture qui sont au cœur de la démarche académique. »

Benoît Major, président-directeur général adjoint du CISSS de l’Outaouais, a de son côté invité les participantes et participants à profiter du congrès pour réfléchir sur le phénomène de la polarisation et ses impacts sur la santé mentale.  « Le thème du congrès est tellement d’actualité. On voit différentes manifestations, pas juste idéologiques et politiques, mais des manifestations que vous vivez dans votre quotidien, chacun et chacune d’entre-vous. Je vous invite à profiter de ce congrès pour faire une réflexion, développer votre réseau en lien avec les enjeux que vous vivez quotidiennement. »

Le congrès a permis de se pencher sur la polarisation, un phénomène social récent et complexe, qui a de nombreuses conséquences sur notre société. Tout au long du congrès, les participantes et participants ont cherché à comprendre cette polarisation, à la prévenir, à y faire face et voir quels sont ses impacts sur la société dans laquelle nous évoluons.

La conférence de Corneille, vendredi matin, a captivé la foule. Né en Allemagne de parents rwandais, Corneille a partagé son parcours de vie. De son retour au Rwanda, de la perte de sa famille à la suite du génocide qui a secoué ce pays, en 1994, à l’âge de 17 ans, en passant par son retour en Allemagne, dans sa famille d’accueil, jusqu’à son arrivée au Québec, en 1997, Corneille a souligné que nous pouvons toutes et tous, un jour ou l’autre, être l’étranger de quelqu’un d’autre.

Mais il dit avoir appris avec le temps que « l’étranger n’existe pas, ou alors que l’étranger, c’est nous ». En fin de compte, dit-il, « nous sommes tous des êtres humains ».

Écrivain, auteur-compositeur-interprète, réalisateur, survivant de génocide et maintenant conférencier, Corneille a charmé son auditoire avec son message axé sur la résilience, l’inclusion et le vivre-ensemble. Il a appris de ses parents la résilience et le pouvoir de la diversité, ainsi que le pouvoir de l’amour.

 

Le 27 octobre 2023