Département des sciences infirmières

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Les professeures de Montigny et Verdon récompensées par l’ORIIO

 

Les professeures Francine de Montigny et Chantal Verdon, du Département des sciences infirmières de l’UQO, ont reçu le prix Innovation clinique Banque Nationale 2017 remis par l’Ordre régional des infirmières et infirmiers de l'Outaouais (ORIIO).

 

Le prix leur a été remis jeudi 11 mai 2017, lors du 3e colloque annuel de l’ORIIO qui se déroulait à l’UQO. Les deux lauréates sont maintenant en lice pour le prix provincial qui sera remis plus tard cette année par l’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec (OIIQ). Le projet est intitulé Transformation des pratiques pour une prise en charge optimale de la femme qui vit une fausse couche à l’urgence et de son partenaire.

 

Francine de Montigny, qui est titulaire de Chaire de recherche du Canada sur la santé psychosociale des familles, et Chantal Verdon, ont partagé cet honneur avec Serge Gauvreau, coordonnateur clinico-administratif des salles d’urgence pour le Centre intégré de santé et de services sociaux de l’Outaouais (CISSSO).

 

Ce projet a remporté les éloges, car il a permis de rejoindre 95 % des infirmières et infirmiers du triage de l’urgence de Gatineau-Hull et 35 % des infirmières et infirmiers des urgences des milieux ruraux de l’Outaouais. Il s’est démarqué pour sa contribution à l’avancement de la pratique infirmière et à l’amélioration de la qualité des soins et des services offerts aux femmes vivant une fausse couche et à leur partenaire.

 

Le projet a également permis de transformer des pratiques pour une prise en charge optimale de la femme qui vit une fausse couche à l’urgence et de son partenaire. Fruit d’une alliance entre chercheurs et cliniciens, il consiste en une formation de quatre heures qui a été dispensée à 99 infirmières et infirmiers du triage de l’urgence de huit installations du CISSSO.

 

Au Québec, on estime que 80 % des femmes vivant une fausse couche se présenteront à l’urgence, soit environ 16 000 femmes par an. Des études révèlent que la majorité de ces femmes consulteront l’urgence à trois reprises pour la même fausse couche. L’année suivante, 55 % des parents rapportent vivre de la dépression et de l’anxiété, et 27 %, des sentiments de deuil, alors que 17 % des femmes ont pensé au suicide. Les femmes immigrantes et celles ayant un faible revenu familial sont plus à risque, de même que celles ayant été insatisfaites des soins reçus.

 

Une formation a permis aux équipes de soins de réfléchir ensemble aux croyances et aux pratiques à l’égard des femmes vivant une fausse couche, dans le but d’améliorer la qualité des soins et des services de soutien physique et psychologique qui leur sont offerts lors de leur séjour à l’urgence. Dorénavant, les infirmières et infirmiers du triage possèdent des outils d’intervention adaptés. Elles sont mieux outillées pour évaluer la condition mentale de la femme vivant une fausse couche et reconnaissent que cette situation difficile peut devenir une expérience potentiellement traumatisante pour le couple.

 

Retombées positives pour les patients
Les couples se présentant à l’urgence bénéficient maintenant d’une aire privée afin d’échanger avec l’infirmière ou l’infirmier. Également, le contenu des enseignements qui sont donnés aux patientes lorsqu’elles reçoivent leur congé de l’hôpital a été revu, de sorte qu’il réponde davantage à leurs besoins, notamment en ce qui concerne le deuil périnatal. Pour assurer un meilleur suivi lors de leur retour à la maison, l’infirmière ou l’infirmier informe ses patientes des services communautaires disponibles dans la région. 

 

Programme unique en son genre au Québec
Le projet se démarque par sa contribution à l’avancement de la pratique infirmière et à l’amélioration de la qualité des soins et des services offerts aux femmes vivant une fausse couche et à leur partenaire. Les responsables du projet souhaitent maintenant que celui-ci engendre des retombées positives à l’échelle de la province.

 

Sur la photo, de gauche à droite : Geneviève Gaboury, directrice, service à la clientèle, représentant la Banque Nationale, Lucie Tremblay, présidente de l’OIIQ, Serge Gauvreau, Chantal Verdon, Francine de Montigny et François Régis Fréchette, président de l’OIIQ.